dimanche 28 octobre 2012

La photo ( consigne 5 - atelier 2)

Choisissez un des deux débuts de dialogues et confrontez vos deux personnages ( 10 minutes).

7 commentaires:

  1. Francesca prend la parole :

    - Tu as l’air plus vieux ! »
    - Je suis plus vieille ! »
    - Trois mois ne devraient pas faire un tel changement.
    - Je voulais te revoir Francesca…
    - C’est gentil mais je ne vois pas pourquoi ? Dis-moi, tu n’as pas l’air en forme !
    - En fait, je ne dors plus depuis bientôt trois mois.
    - Ah bon ? Ça rend insomniaque les insolations ? Je l’ignorais !
    - Ne te moque pas, Francesca. Il m’arrive vraiment un drôle de truc et ça m’est tombé dessus comme ça.
    - Ecoute, heu… j’ai oublié ton prénom. Là, je n’ai pas trop le temps ! J’ai une journée chargée. Ça m’a fait plaisir de te revoir mais je dois te laisser. Peut-être une autre fois si tu as besoin d’un guide… Ciao !

    La porte se ferme la laissant perdue sur le seuil. Elle sort un petit bout de papier et un crayon. Elle griffonne quelques mots et le glisse sous le battant. Sur le papier est écrit : « Je m’appelle Elise ».

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    1. en quelques lignes de dialogue, on a toute une histoire qui se déroule, pathétique. Et on retrouve l'humour caustique de Francesca, quel tempérament! "Ça rend insomniaque les insolations ?" trop fort!

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    2. J'adore la dernière partie. J'aime vraiment bien Elise. Francesca est moins nuancée, cela doit être pour ça que j'adhère moins à elle. Elise à ce côté fragile qui me bouleverse. Encore!

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  2. - C’est grave ?
    - Tout de même.
    - Alors, dis vite.
    - Je me suis levé ce matin avec l’idée de te tuer.
    - Ah ouais, rien que ça ? Et quel serait le mobile du crime ?
    - Je dirais au juge : « Ce n’est pas ma faute, elle était trop belle, je ne pouvais courir le risque de la laisser m’échapper, qu’elle succombe au premier adolescent boutonneux qui lui déclamerait des vers de Baudelaire… Ce n’est pas ma faute, je n’aurais pu supporter qu’elle se sente étouffée par tout l’amour et la vénération que je lui porte, l’attention constante dont elle est l’objet… Ce n’est pas ma faute, je craignais trop qu’elle se lasse et me délaisse. Alors, oui, Monsieur le Juge, j’avoue : c’est moi, je l’ai tuée, pour qu’à jamais elle reste à mes côtés. »
    Clara avait éclaté de rire, ajoutant :
    - T’es un grand malade, tu regardes trop la télévision !

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  3. J'aimerais tout de même savoir ce que ce Dorian éprouve pour Clara réellement au fond de lui. Le sait-il lui-même?
    Toujours ce côté attachant qui ressort alors qu'il va la laisser tomber plus tard!
    Chouettes textes à lire !

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    1. Je confirme mon dernier commentaire. Dorian demande des prolongements de lectures. Tu as là des personnages à peaufiner. Avec du vrai potentiel.
      J'ai pris beaucoup de plaisir à vous relier et surtout à voir vos commentaires qui enrichissent ( du moins à mon sens) les soirées d'écriture. Très sympathique tout ça!

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  4. Freddy a écrit :

    « C’est grave ? »
    « Tout de même »
    « Alors, dis vite. »
    « je me suis levé ce matin avec l’idée de te tuer. »
    « Rien que ça. Tu ne vois pas que j’ai du boulot ? »
    « Gino, ta place n’est pas ici. Tu nous as lâchés. Je préfère te tuer que de te savoir ici. »
    « Tu pourrais pas me laisser tourner la page ? Tu vois pas que je suis heureux ici, au milieu de ces animaux et de ces gens rudes mais cordiaux ? »
    « Pourquoi tu nous as laissé tomber ? Le fric, la grande vie, ça ne te plaisait plus ? »
    « Oh que si. Mais j’en ai eu marre d’être un éternel fuyard, de n’avoir aucun toit pour m’héberger. Tu sais, au début je pensais que je resterais trois ou quatre jours, le temps de me poser. Mais j’y ai tellement pris goût que je ne vois plus le temps passer. Vous en avez pas marre de cette vie de braqueurs, de fuyards, de fêtes indécentes et de lendemains incertains ? »
    « Ne dis pas ça, nous t’avons toujours vénéré et jamais l’un de nous trois n’aurait cru que tu puisses à ce point changer. »
    « Je ne demande qu’une chose, Mario : le bonheur simple et la tranquillité. Prenez ma part si vous le voulez, c’est mon cadeau d’adieu. »

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